Le Trochiscanthe nodiflore [TN]

n°534 (2016-34)

mardi 6 septembre 2016

"Lettre hebdomadaire" du site "Rencontres Sauvages"
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Arvo Pärt - Magnificat

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Derrière la loge...
Oiseaux et jeune Renard
Courvières (Haut-Doubs)
juillet et août 2016



Pinson des arbres femelle
Courvières (Haut-Doubs)
dimanche 17 juillet 2016




Pinson des arbres femelle
<image recadrée>

Buse variable en vol
Courvières (Haut-Doubs)
dimanche 17 juillet 2016

Buse se posant...
Courvières (Haut-Doubs)
dimanche 17 juillet 2016
<image recadrée>

... à la cîme d'un Epicéa
Courvières (Haut-Doubs)
dimanche 17 juillet 2016

Mésange nonette
Courvières (Haut-Doubs)
mercredi 20 juillet 2016

Chardonneret élégant
sur un bloc de sel...
(les oiseaux ont-ils besoin de sel ?)

Courvières (Haut-Doubs)
mercredi 20 juillet 2016
<image recadrée>

Jeune Renard
Courvières (Haut-Doubs)
dimanche 7 août 2016

Jeune Renard,
en chasse dans la pâture...

Courvières (Haut-Doubs)
dimanche 7 août 2016

Pinson des arbres mâle
Courvières (Haut-Doubs)
dimanche 7 août 2016

<image recadrée>

Pinson des arbres mâle
Courvières (Haut-Doubs)
dimanche 7 août 2016
<image recadrée>

Jeune Corneille noire
Courvières (Haut-Doubs)
dimanche 7 août 2016

<image recadrée>

Jeune Corneille noire
Courvières (Haut-Doubs)
dimanche 7 août 2016
<image recadrée>

Chardonneret élégant (loin !)
Courvières (Haut-Doubs)
dimanche 7 août 2016
<image recadrée>

Famille de Linotte mélodieuse
Courvières (Haut-Doubs)
dimanche 7 août 2016
<image recadrée>

<image recadrée>


Jeune Renard,
dans la brume

Courvières (Haut-Doubs)
dimanche 14 août 2016


Jeune Renard,
au soleil
(la ligne noire en bas de l'image :
c'est le dos d'une génisse !!)

Courvières (Haut-Doubs)
lundi 15 août 2016


Ouf !, la génisse est partie...

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Malgré la présence des genisses,
ce jeune renard m'a éventé !!
<pas de son !>

Milan royal en vol
Courvières (Haut-Doubs)
dimanche 21 août 2016

Courvières (Haut-Doubs)
dimanche 21 août 2016


Pour lire un extrait de Rosa
(le roman qui précède l'Homme intérieur),
de Jonathan Rabb
cliquez sur l'image ci-dessous
(ou sur le [numéro])

[numéro 377]
(2013 - 28)

Tourisme à Berlin (Allemagne) - juillet 2013

Texte : Rosa - Jonathan RABB

Musique :  Ode à la Liberté - Beethoven

mardi 23
juillet
2013



Suggestion de lecture :

"Les Berlinois ont choisi d'oublier un certain nombre de choses : le meilleur moment, le matin, pour arriver chez Shukert et profiter de ses tartelettes aux figues fraîches – 7 h 30, mais qui n'aimerait pas faire la queue parmi tous ces arômes et ces petites tasses de café gratuites ? Ou le chemin le plus rapide pour aller à l'heure du déjeuner de la mairie à un bureau situé sur la Spandauer Strasse afin d'y récupérer des papiers oubliés – on coupe par la station de métro de l'Alexanderplatz, mais on rate alors les vendeuses de Tietz et d'Aschinger qui se précipitent sur la place pour fumer une cigarette ou avaler un sandwich ; ou encore que Brecht est juif, et communiste, de même que Weill, et peut-être Klemperer – mais quel besoin de s'en souvenir vu que ces gens ont tellement de talent ?

Dans le cas de la Französische Strasse, c'est leur haine habituelle des Français que les Berlinois doivent mettre entre parenthèses, et ce n'est guère difficile car la rue offre une promenade adorable, avec le dôme de Sank-Hedwig dressé au-dessus des arbres, et l'Eglise française blottie dans son propre jardin. Bien sûr, entre les deux monuments, on ne saurait faire abstraction de tous ces merveilleux immeubles bâtis dans le style parisien, même si, par les temps qui courent, plus d'un Berlinois hausserait les sourcils s'il l'apprenait.

Cependant, personne ne pourrait accuser la Dresdener Bank d'évoquer en quoi que ce soit le style architectural français. Nouvelle venue dans la rue, la banque offrait un visage aigre percé par trois étages de fenêtres sinistres découpées dans un majestueux bloc de pierre grise. Plus rébarbatif encore – bien que très populaire dans ces institutions académiques ou financières datant de l'avant-guerre -, le fronton pseudo-grec de quatre colonnes qui semblait avoir été plaqué sur la façade après coup : comme si un brillant quidam avait eu l'idée renversante de transformer ce bâtiment en temple du capitalisme berlinois. Etant donné les derniers déboires financiers de la ville, l'artifice n'avait jamais semblé aussi pertinent.

« Lourdaud », c'est pourtant tout ce qui vint à l'esprit de Georg quand il ouvril la porte. Il s'effaça devant son père qui pénétra dans l'immensité du vestibule d'accueil, aux proportions de cathédrale. Semblable lieu n'était pas pour les indécis. Si les fenêtres extérieures reflétaient du vide monotone, à l'intérieur, elles étincelaient avec une luxuriance qui semblait plier la lumière à leur volonté. Des faisceaux d'une telle blancheur transperçaient l'espace que les lustres du plafond avaient presque l'air superflus. Le sol de marbre exigeait aussi du visiteur une ferme résolution, un pas droit et énergique s'il avait l'intention de rejoindre le front des caisses, en première ligne, à une station de tram devant lui. Et, au-delà, une armada de bureaux – dirigé chacun par un un jeune employé nerveux, sculpté dans un costume gris et une cravate noire – conduisait vers l'entresol où, derrière un mur de vitres, des hommes plus âgés, aux silhouettes encore plus épurées, additionnaient des chiffes ou classaient des dossiers : pupilles de six yeux vides et tristes scrutant le monde extérieur.

  • Tu n'arriverais jamais à entrer ici avec des fausses clefs, assura Georg qui contemplait les murs et les plafonds.

L'endroit semblait avoir absorbé sa voix.

  • C'est trop... solide, tout ça.

Ils s'arrêtèrent devant un bureau à l'écart.

  • Je crois qu'on y est, Georgi, dit Hoffner.

L'homme ne réagit pas à la demande du policier :

  • M. Leber, je vous prie. Dites-lui que le Herr Kriminal-Oberkommissar Hoffner désire lui parler.

Après une série de « oui, oui » étouffés, on leur indiqua une rangée de dossiers contre le mur le plus éloigné. Il leur fallut presque une minute pour se retrouver assis sur des chaises très inconfortables.

  • Tu aurais dû apporter ton bouquin, murmura Hoffner à son fils alors que tous les deux suivaient les transactions muettes aux guichets des caisses.

  • Je ne crois pas que ce soit l'endroit indiqué pour lire, Papa. Ça leur paraîtrait un peu trop frivole, à ces gens-là.

Hoffner sourit. C'était agréable de se retrouver avec son garçon. Il avait commencé à en perdre l'habitude..."


Jonathan Rabb - L'homme intérieur



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