Le Trochiscanthe nodiflore [TN] n°374 (2013-25)

Mardi 2 juillet 2013

"Lettre hebdomadaire" du site "Rencontres Sauvages"
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                                                                                                                         Passion selon Saint Matthieu

"Komm, süßes Kreuz, so will ich sagen" - JS Bach

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Hirondelle, Sittelle, Grive et Pinson...

 
La Rivière-Drugeon (Haut-Doubs)
  samedi 18 mai 2013

Au bord d'une flaque d'eau,
les Hirondelles de fenêtre cherche
de la boue pour construire leurs nids...
<image recadrée>

Sittelle torchepot à la sortie de son nid
(comme les hirondelles, elle utilise de la terre
pour réduire le trou d'entrée de son nid !)

Jeune Grive litorne

Toilette


Sittelle à la recherche d'insectes

<image recadrée>


Le Frêne a terminé sa floraison

Une Grive litorne adulte vient nourrir un des petits...

Il y en a trois ou quatre dispersés dans l'arbre...

Pinson des arbres mâle


Tout près !

Grive litorne adulte

Les Hirondelles continuent leur travail...





Petit texte :


Extrait du Film "le Hobbit - un voyage inattendu" (2012) :
pour le voir cliquez sur la flèche :



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(la chanson a été modifiée mais elle traduit bien celle du livre..., cf ci-dessous)

"Gandalf présidait à la réunion, avec les treize nains rangés à la ronde ; et Bilbo s'assit sur un tabouret près de la cheminée pour grignoter un biscuit (il avait perdu tout appétit), tout en s'efforçant de paraître trouver tout cela parfaitement naturel et dépourvu de toute suggestion d'aventure. Les nains mangèrent tant et plus, parlèrent tant et plus, et le temps passait. Enfin, ils repoussèrent leurs chaises, et Bilbo se mit en devoir de rassembler les assiettes et les verres.

- Je pense que vous resterez tous pour dîner ? dit-il sans enthousiasme, de sa voix la plus polie.

- Bien sûr ! dit Thorïn. Et après. Nous n'en aurons terminé qu'assez tard, et il nous faut d'abord de la musique. Allons-y pour débarrasser !

Là-dessus, les douze nains - pas Thorïn qui, vu son importance, resta à parler avec Gandalf - sautèrent sur leurs pieds et firent de grandes piles de tout le matériel. Ils s'en furent ainsi sans attendre des plateaux, balançant d'une main des colonnes d'assiettes, chacune surmontée d'une bouteille, tandis que le hobbit courait après eux, poussant presque des vagissements de peur : « Faites attention, je vous en supplie » et « Ne vous donnez pas la peine, je vous en prie, je peux très bien me débrouiller tout seul ! » Mais les nains se mirent tout simplement à chanter.

Ebréchez les verres et fêlez les assiettes !

Emoussez les couteaux et tordez les fourchettes !

Voilà exactement ce que déteste Bilbo Baggins -

Brisez les bouteilles et brûlez les bouchons !


Coupez la nappe et marchez dans la graisse !

Versez le lait sur le sol de la dépense !

Laissez les os sur le tapis de la chambre !

Eclaboussez de vin toutes les portes !


Déversez les pots dans une bassine bouillante,

Martelez-les d'une perche broyante ;

Et, cela fait, s'il en reste d'entiers,

Envoyez-les rouler dans le vestibule !


Voilà ce que déteste Bilbo Baggins !

Aussi, attention ! Attention aux assiettes !

Et, bien sûr, ils ne firent aucune de toutes ces affreuses choses ; tout fut enlevé et mis en sûreté avec la rapidité de l'éclair, tandis que le hobbit tournait en rond au milieu de la cuisine, s'efforçant d'observer leurs mouvements. Puis, ils revinrent et trouvèrent Thorïn en train de fumer sa pipe, les pieds sur la galerie du foyer. Il lançait les plus énormes ronds de fumée et, où qu'il leur dît d'aller, les ronds obéissaient : dans la cheminée, derrière la pendule, sous la table ou en grands cercles autour du plafond ; mais, où que ce fût, ils n'étaient pas assez rapides pour échapper à Gandalf. Pouf ! il envoyait un plus petit rond de fumée de sa courte pipe de terre juste au travers de chacun de ceux de Thorïn. Et puis les ronds de Gandalf devenaient verts et revenaient flotter au-des sus de la tête du magicien. Il en avait déjà un nuage autour de lui et, dans la faible lumière, cela lui donnait une apparence étrange de sorcier. Bilbo s'immobilisa pour regarder - il adorait les ronds de fumée - mais il ne tarda pas à rougir de la fierté qu'il avait montrée la veille pour ceux qu'il avait envoyés dans le vent au-dessus de La Colline.

- Et maintenant, de la musique ! dit Thorïn.

Kili et Fili se précipitèrent vers, leurs sacs, d'où ils rapportèrent des petits violons ; Dori, Nori et On sortirent des flûtes de l'intérieur de leur veste ; Bombur apporta du vestibule un tambour ; Bifur et Bofur sortirent aussi, pour revenir avec des clarinettes qu'ils avaient laissées parmi les cannes. Dwalïn et Balïn dirent :

- Excusez-moi, j'ai laissé mon instrument dans le porche.

- Apportez donc aussi le mien ! dit Thorïn.

Ils revinrent avec des violes aussi grandes qu'eux et avec la harpe de Thorïn, enveloppée de toile verte. C'était une magnifique harpe et, quand Thorïn pinça les cordes, la musique commença tout d'un coup, si soudaine et si douce que Bilbo oublia toute autre chose et se trouva transporté dans des régions sombres sous d'étranges lunes, bien au delà de l'Eau et très loin de son trou de hobbit sous La Colline.

L'obscurité entra par la petite fenêtre qui ouvrait sur le côté de La Colline ; la lueur du feu vacilla - on était en avril - mais ils continuaient à jouer, tandis que l'ombre de la barbe de Gandalf oscillait sur le mur.

L'obscurité envahit toute la pièce, le feu finit par s'éteindre, les ombres disparurent, mais ils continuaient à jouer. Et brusquement, l'un après l'autre, ils se mirent à chanter tout en jouant de ces mélodies gutturales que les nains chantent dans les profondeurs de leurs vieilles demeures ; et voici un exemple de leur chant, si tant est que cela puisse y ressembler en l'absence de leur musique :


Loin au delà des montagnes froides et embrumées

Vers des cachots profonds et d'antiques cavernes

Il nous faut aller avant le lever du jour

En quête de l'or pâle et enchanté.


Les nains de jadis jetaient de puissants charmes

Quand les marteaux tombaient comme des cloches sonnantes

En des lieux profonds, où dorment les choses ténébreuses

Dans des salles caverneuses sous les montagnes.


Pour un antique roi et un seigneur lutin,

Là, maints amas dorés et miroitants

Ils façonnèrent et forgèrent, et la lumière ils attrapèrent

Pour la cacher dans les gemmes sur la garde de l'épée.


Sur des colliers d'argent ils enfilèrent

Les étoiles en fleur ; sur des couronnes ils accrochèrent

Le feu-dragon ; en fils torsadés ils maillèrent

La lumière de la lune et du soleil.


Loin au delà des montagnes froides et embrumées

Vers des cachots profonds et d'antiques cavernes

Il nous faut aller avant le lever du jour

Pour réclamer notre or longtemps oublié.


Des gobelets ils ciselèrent là pour eux-mêmes

Et des harpes d'or ; où nul homme ne creuse

Longtemps ils sont restés, et maintes chansons

Furent chantées, inentendues des hommes ou des elfes


Les pins rugissaient sur les cimes,

Les vents gémissaient dans la nuit.

Le feu était rouge, il s'étendait flamboyant ;

Les arbres comme des torches étincelaient de lumière.


Les cloches sonnaient dans la vallée

Et les hommes levaient des visages pâles ;

Alors, du dragon la colère plus féroce que le feu

Abattit leurs tours et leurs maisons frêles.


La montagne fuma sous la lune ;

Les nains, ils entendirent le pas pesant du destin.

Ils fuirent leur demeure pour tomber mourants

Sous ses pieds, sous la lune.


Loin au delà des montagnes froides et embrumées

Vers des cachots profonds et des cavernes obscures,

Il nous faut aller avant le lever du jour

Pour gagner sur lui nos harpes et notre or !


En les entendant chanter, le hobbit sentit remuer en lui l'amour des belles choses faites par le travail manuel, l'adresse et la magie, un amour féroce et jaloux, le désir empreint au cœur des nains. Alors, quelque chose de tookien s'éveilla en lui, et il souhaita aller voir les grandes montagnes, entendre les pins et les cascades, explorer les cavernes et porter une épée au lieu d'une canne. Il regarda par la fenêtre. Les étoiles luisaient au-dessus des arbres dans le ciel noir. Il pensa aux joyaux des nains, scintillant dans des cavernes obscures. Soudain dans la forêt au delà de l'Eau s'éleva une flamme - sans doute quelqu'un allumait-il un feu de bois - et il vit en imagination des dragons pillards s'installer sur sa tranquille Colline pour la mettre toute à feu. Il frissonna ; et, très vite, il redevint M. Baggins de Bag-End, Sous La Colline.

Il se leva, tremblant. Il se sentait une certaine velléité d'aller chercher la lampe et une velléité plus certaine encore d'en faire semblant, d'aller se cacher derrière les tonneaux de bière dans la cave et de n'en point remonter que tous les nains n'en fussent repartis. Il s'aperçut tout à coup que la musique et le chant avaient cessé et que tous le regardaient avec des yeux qui brillaient dans l'obscurité..."

JRR Tolkien - Bilbo, le Hobbit




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