Le Trochiscanthe nodiflore [TN]
n°1045 (2026-40)
mardi
6 octobre 2026
"Lettre hebdomadaire" du site "Rencontres
Sauvages"
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Pour regarder et écouter,
Peut-être
que si j’ai osé t’écrire,
Pauvre
poète qui doit élire
Verger :
ô privilège d’une lyre
Nom
clair qui cache le printemps antique, |
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![]() Moment d'Aube Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5 samedi 15 août 2026 ![]()
Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5 samedi 15 août 2026 ![]()
Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5 samedi 15 août 2026
Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5 samedi 15 août 2026
Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5 samedi 15 août 2026
envol Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5 samedi 15 août 2026 ![]()
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sur Cirse laineux Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5 samedi 15 août 2026
Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5 dimanche 16 août 2026
10h25
![]() Pigeon ramier adulte Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5 samedi 22 août 2026
![]() ![]() Abeille domestique Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5 samedi 22 août 2026 <image recadrée> ![]() Azuré sp. Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5 samedi 22 août 2026 ![]() ![]() Virgule (ou koma), sur Cirse acaule Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5 samedi 22 août 2026 ![]() ![]() ![]() ![]() Cirse acaule Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5 samedi 22 août 2026 ![]() ![]() ![]() ![]() Azuré (commun ?) mâle Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5 samedi 22 août 2026 ![]() ![]() ![]() ![]() 10h26 Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5 samedi 22 août 2026 ![]() Moment d'Aube Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5 dimanche 23 août 2026 ![]() ![]()
Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5 dimanche 23 août 2026 ![]() Envol d'un Pigeon ramier Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5 dimanche 23 août 2026 ![]() ![]() Caché ! Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5 dimanche 23 août 2026 ![]() ![]() ![]() ![]() Pigeon ramier adulte Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5 dimanche 23 août 2026
![]() ![]() Lotier Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5 dimanche 23 août 2026 ![]() ![]() Potentille anserine Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5 dimanche 23 août 2026 ![]() ![]() ![]()
il diffère du Bel-Argus (cf plus haut), parce que la marge de ses ailes est blanche en continu... Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5 dimanche 23 août 2026 ![]() Silène enflée Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5 dimanche 23 août 2026 ![]() Succise Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5 dimanche 23 août 2026 ![]() ![]() Hespérie sp. : il y a de multiples espèces de ce petit papillon... difficiles à différencier !! Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5 dimanche 23 août 2026 ![]() Collier de corail Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5 dimanche 23 août 2026 ![]() ![]()
![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() 10h50
Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5 dimanche 23 août 2026 |
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"Les amis de Nullarbor Easter, le brigadier de gendarmerie, fut tiré de son sommeil par la sonnerie du réveil à trois heures quarante-cinq du matin. Il dit à sa femme de continuer à dormir, et il passa dans la cuisine où il alluma la cuisinière à bois et remplit la bouilloire en fer pour faire chauffer de l'eau. Quittant la cuisine, il sortit sur la véranda latérale au moment où le froid qui précède l'aube ternissait la lueur des étoiles. Là, il regarda en direction de l'est, guettant le premier signe du passage de l'express de quatre heures vingt, en provenance de Port Pirie. Au-delà de la maison, le monde perdait toute forme, toute substance. Easter passa silencieusement sur la véranda du devant, qui faisait face à la gare, au château d'eau, aux réservoirs de carburant pour les nouveaux moteurs Diesel, et aux quelques maisonnettes occupées par les employés des chemins de fer. En dehors de ça, il n'y avait rien à Chiftey. Pas de rues, pas de magasins, pas d'hôtel. A l'exception d'une fenêtre illuminée, rien ne signalait l'existence de Chiftey à quatre heures du matin. Par une nuit sans lune, on ne distingue absolument rien de la plaine de Nullarbor, ni de la ligne de chemin de fer qui sillonne sur cinq cent trente kilomètres, sans un seul angle digne de l'attention d'Euclide. On ne voit rien de ces kilomètres carrés de terre sans arbres, aussi plate qu'une planche. Dessous, d'après les Aborigènes, Ganba vit encore, et la nuit il sort chasser l'homme noir, sans même éteindre son feu de camp, pour que la lueur attire une fille qu'il enlèvera à son propriétaire légitime. Les grottes, cavernes et fractures étaient maintenant masquées, tout comme les kilomètres et kilomètres tapissés de chénopodes que le gendarme et ses hommes avaient battus pour tenter de retrouver Myra Thomas. La jeune femme avait disparu depuis le 24, cinq semaines et trois jours avant ce matin d'octobre. Myra Thomas devait être descendue à l'un des arrêts de la ligne du Transcontinental, ou alors elle était tombée du train en marche, et dans les deux cas le vieux Ganba l'avait dévorée parce qu'il voulait la punir d'être sortie en pleine nuit dans l'intention de prendre au piège la brute légitime d'une autre femme. Elle pouvait aller se faire voir, d'ailleurs, cette Myra ! Easter retourna à sa cuisine, fit du thé et posa des tasses sur la table sans faire de bruit, pour ne pas déranger sa femme. Il avait le visage, le cou et les mains de la couleur du cuivre patiné, et les yeux gris clair, ce qui offrait un contraste saisissant. Le soleil et le vent lui avaient éclairci les cheveux et ridé la peau, et on lui donnait une quarantaine d'années alors qu'il n'avait pas encore atteint la trentaine. Sa taille et sa carrure étaient telles que seul un ivrogne lui aurait cherché querelle. Il emporta sa deuxième tasse de thé sur la véranda orientée à l'est. Maintenant, la lumière, bien réelle, même si l'aurore n'était pas encore installée, formait une arche au-dessus du bout du monde, longue flamme blanche magnifique. L'express traversait cette région à cent trente kilomètres à l'heure, une vitesse qu'il maintenait encore quinze minutes avant d'arriver à Chiftey. Bon, il avait fait son possible pour retrouver cette fichue bonne femme. Seize heures, dix-huit heures par jour, il avait sillonné la plaine infinie, organisé ses hommes. Ils avaient trouvé les empreintes d'une gerboise, mais pas celles d'un pied féminin, chaussé ou nu. Semaine après semaine, les recherches s'étaient poursuivies sans relâche, et jamais un foulard ou un chausson n'avait été retrouvé, à plus forte raison un corps. Alors, pourquoi s'en faire ? Pourquoi recommencer à zéro, comme si cette femme était l'épouse d'un directeur des chemins de fer et non pas une garce qui avait assassiné et qu'on aurait dû pendre pour l'empêcher de revoir la plaine de Nullarbor ? Bon, il ferait mieux de se mettre sur son trente et un avant d'aller accueillir ce crack de l'Est dépêché jusqu'ici pour lui apprendre à travailler, à lui, Ester, le brigadier de gendarmerie..."
Arthur UPFIELD - L'homme
des deux tribus
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