Le Trochiscanthe nodiflore [TN]

n°1045 (2026-40)

mardi 6 octobre 2026

"Lettre hebdomadaire" du site "Rencontres Sauvages"
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Johann Samuel ENDLER - Symphonie

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Peut-être que si j’ai osé t’écrire,
langue prêtée, c’était pour employer
ce nom rustique dont l’unique empire
me tourmentait depuis toujours : Verger.

Pauvre poète qui doit élire
pour dire tout ce que ce nom comprend,
un à peu près trop vague qui chavire,
ou pire : la clôture qui défend.

Verger : ô privilège d’une lyre
de pouvoir te nommer simplement ;
nom sans pareil qui les abeilles attire,
nom qui respire et attend…

Nom clair qui cache le printemps antique,
tout aussi plein que transparent,
et qui dans ses syllabes symétriques
redouble tout et devient abondant.

Verger - Rainer Maria RILKE


 
Gökotta photographique
  Loge n°5


Azurés et Hespéries

Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5
mi-août 2026 - été

  Quatre matins



Moment d'Aube
Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5
samedi 15 août 2026


Depuis l'affût - 7h40
Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5
samedi 15 août 2026



  Bel-argus (ou Azuré bleu-céleste) mâle
Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5
samedi 15 août 2026

Bel-argus (ou Azuré bleu-céleste) mâle
Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5
samedi 15 août 2026

Bel-argus (ou Azuré bleu-céleste) mâle
Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5
samedi 15 août 2026




Autre Azuré sp.
Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5
samedi 15 août 2026



Bel-argus (ou Azuré bleu-céleste) mâle,
sur Verveine officinale

Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5
samedi 15 août 2026

Bel-argus (ou Azuré bleu-céleste) mâle,
envol

Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5
samedi 15 août 2026




Azuré commun femelle
Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5
samedi 15 août 2026


Abeille domestique,
sur Cirse laineux

Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5
samedi 15 août 2026



10h23
Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5
samedi 15 août 2026

Moment d'Aube
Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5
dimanche 16 août 2026



Depuis l'affût - 7h19
Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5
dimanche 16 août 2026



Laitue serriole
Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5
dimanche 16 août 2026



Cirse laineux
Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5
dimanche 16 août 2026



Carline
Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5
dimanche 16 août 2026



Abeille et bourdon (sauvage),
sur Cirse laineux

Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5
dimanche 16 août 2026



Abeille domestique "noire"
Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5
dimanche 16 août 2026

10h25
Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5
dimanche 16 août 2026



Moment d'Aube
Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5
samedi 22 août 2026




Pigeon ramier adulte

Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5
samedi 22 août 2026



Jeune Rougequeue noir
Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5
samedi 22 août 2026



Depuis l'affût - 7h29
Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5
samedi 22 août 2026



Jeune Bergeronnette grise
Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5
samedi 22 août 2026



Entre ombre et lumière
Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5
samedi 22 août 2026



Pigeon ramier : deux adultes
Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5
samedi 22 août 2026



Jeune Rougequeue noir
Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5
samedi 22 août 2026



Cachée !
Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5
samedi 22 août 2026



Mésange bleue
Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5
samedi 22 août 2026



Pissenlit
Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5
samedi 22 août 2026



Lotier

Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5
samedi 22 août 2026



Succise
Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5
samedi 22 août 2026







Abeille domestique
Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5
samedi 22 août 2026
<image recadrée>





Azuré sp.

Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5
samedi 22 août 2026





Virgule (ou koma)
,
sur Cirse acaule

Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5
samedi 22 août 2026









Cirse acaule
Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5
samedi 22 août 2026









Azuré (commun ?) mâle
Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5
samedi 22 août 2026









10h26
Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5
samedi 22 août 2026



Moment d'Aube
Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5
dimanche 23 août 2026




Depuis l'affût - 7h18
Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5
dimanche 23 août 2026



Envol d'un Pigeon ramier
Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5
dimanche 23 août 2026





Caché !
Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5
dimanche 23 août 2026








Pigeon ramier adulte
Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5
dimanche 23 août 2026




Lotier
Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5
dimanche 23 août 2026




Potentille anserine
Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5
dimanche 23 août 2026





Azuré commun mâle,
il diffère du Bel-Argus (cf plus haut),
parce que la marge de ses ailes est blanche en continu...

Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5
dimanche 23 août 2026



Silène enflée
Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5
dimanche 23 août 2026




Succise
Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5
dimanche 23 août 2026




Hespérie sp. :
il y a de multiples espèces de ce petit papillon...
difficiles à différencier !!
Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5
dimanche 23 août 2026



Collier de corail
Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5
dimanche 23 août 2026






Cirse acaule
Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5
dimanche 23 août 2026













10h50
Courvières (Haut-Doubs), loge n° 5
dimanche 23 août 2026

 


Suggestion de lecture :

"Les amis de Nullarbor

Easter, le brigadier de gendarmerie, fut tiré de son sommeil par la sonnerie du réveil à trois heures quarante-cinq du matin. Il dit à sa femme de continuer à dormir, et il passa dans la cuisine où il alluma la cuisinière à bois et remplit la bouilloire en fer pour faire chauffer de l'eau.

Quittant la cuisine, il sortit sur la véranda latérale au moment où le froid qui précède l'aube ternissait la lueur des étoiles. Là, il regarda en direction de l'est, guettant le premier signe du passage de l'express de quatre heures vingt, en provenance de Port Pirie. Au-delà de la maison, le monde perdait toute forme, toute substance.

Easter passa silencieusement sur la véranda du devant, qui faisait face à la gare, au château d'eau, aux réservoirs de carburant pour les nouveaux moteurs Diesel, et aux quelques maisonnettes occupées par les employés des chemins de fer. En dehors de ça, il n'y avait rien à Chiftey. Pas de rues, pas de magasins, pas d'hôtel. A l'exception d'une fenêtre illuminée, rien ne signalait l'existence de Chiftey à quatre heures du matin.

Par une nuit sans lune, on ne distingue absolument rien de la plaine de Nullarbor, ni de la ligne de chemin de fer qui sillonne sur cinq cent trente kilomètres, sans un seul angle digne de l'attention d'Euclide. On ne voit rien de ces kilomètres carrés de terre sans arbres, aussi plate qu'une planche. Dessous, d'après les Aborigènes, Ganba vit encore, et la nuit il sort chasser l'homme noir, sans même éteindre son feu de camp, pour que la lueur attire une fille qu'il enlèvera à son propriétaire légitime.

Les grottes, cavernes et fractures étaient maintenant masquées, tout comme les kilomètres et kilomètres tapissés de chénopodes que le gendarme et ses hommes avaient battus pour tenter de retrouver Myra Thomas. La jeune femme avait disparu depuis le 24, cinq semaines et trois jours avant ce matin d'octobre.

Myra Thomas devait être descendue à l'un des arrêts de la ligne du Transcontinental, ou alors elle était tombée du train en marche, et dans les deux cas le vieux Ganba l'avait dévorée parce qu'il voulait la punir d'être sortie en pleine nuit dans l'intention de prendre au piège la brute légitime d'une autre femme. Elle pouvait aller se faire voir, d'ailleurs, cette Myra !

Easter retourna à sa cuisine, fit du thé et posa des tasses sur la table sans faire de bruit, pour ne pas déranger sa femme. Il avait le visage, le cou et les mains de la couleur du cuivre patiné, et les yeux gris clair, ce qui offrait un contraste saisissant. Le soleil et le vent lui avaient éclairci les cheveux et ridé la peau, et on lui donnait une quarantaine d'années alors qu'il n'avait pas encore atteint la trentaine. Sa taille et sa carrure étaient telles que seul un ivrogne lui aurait cherché querelle.

Il emporta sa deuxième tasse de thé sur la véranda orientée à l'est. Maintenant, la lumière, bien réelle, même si l'aurore n'était pas encore installée, formait une arche au-dessus du bout du monde, longue flamme blanche magnifique. L'express traversait cette région à cent trente kilomètres à l'heure, une vitesse qu'il maintenait encore quinze minutes avant d'arriver à Chiftey.

Bon, il avait fait son possible pour retrouver cette fichue bonne femme. Seize heures, dix-huit heures par jour, il avait sillonné la plaine infinie, organisé ses hommes. Ils avaient trouvé les empreintes d'une gerboise, mais pas celles d'un pied féminin, chaussé ou nu. Semaine après semaine, les recherches s'étaient poursuivies sans relâche, et jamais un foulard ou un chausson n'avait été retrouvé, à plus forte raison un corps.

Alors, pourquoi s'en faire ? Pourquoi recommencer à zéro, comme si cette femme était l'épouse d'un directeur des chemins de fer et non pas une garce qui avait assassiné et qu'on aurait dû pendre pour l'empêcher de revoir la plaine de Nullarbor ? Bon, il ferait mieux de se mettre sur son trente et un avant d'aller accueillir ce crack de l'Est dépêché jusqu'ici pour lui apprendre à travailler, à lui, Ester, le brigadier de gendarmerie..."


Arthur UPFIELD - L'homme des deux tribus


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